Pour nous, un livre édité est un livre édité, nous n'attachons aucune importance au nom de l'auteur ou de l'édition (association ou entreprise), seules sont privilégiées la qualité de l'écriture et la transmission des connaissances.
Le roman vrai de l’impressionnisme, 30 journées qui ont changé l’art
Thomas Schlesser et Bertrand Tillier
Nouvelles vénitiennes
Dominique Paravel
Biographie :
Dominique Paravel, née à Lyon en 1955, s’installe à Venise en 1983. Pendant vingt ans, elle y enseigne et publie poèmes, articles scientifiques et même une grammaire comparée du français et de l’italien, tout en menant une activité de traductrice.
En 1997, elle fait paraître un guide de Venise (Autrement) et crée une association culturelle, Arte e Venezia, qui organise des séjours dans la Sérénissime.
Nouvelles vénitiennes est son premier livre de fiction.
Comme le jeune Nicolo, tailleur de pierre et joueur de dés du XIIème siècle, ou le reporter photographe Julien Favier d’aujourd’hui, on entre de plain-pied, avec Nouvelles vénitiennes, dans la Sérénissime.
À sept moments différents de son histoire, chaque personnage mis en scène ici a bel et bien existé, sauf le héros de Mondo novo, ce qui reste encore à prouver. Qu’ils soient sculpteurs, poètes, savants, artistes (Le Verrocchio, Lorenzo Lotto), libertins (Veronica Franco, poétesse et prostituée) ou philosophes (Elena Cornaro, première femme au monde à avoir obtenu un doctorat), tous entretiennent un rapport particulier, d’amour ou de haine, avec Venise. La ville joue un rôle fondamental dans leur histoire, inspiratrice ou obstacle, mais toujours révélant leur être profond.
À travers eux Venise aussi se dessine, ville du Moyen Âge en plein essor, attirant pèlerins et migrants, puis République dominant les mers jusqu’à l’invasion napoléonienne et enfin celle des touristes.
Au-delà d’époques et de situations différentes, se noue un lien d’un personnage à l’autre ; celui de l’art et de sa douleur, de la solitude dans ce labyrinthe utopique et féroce, image même de la création. Monuments, tableaux, poèmes, souvenirs tissent un subtil fil conducteur à travers Venise, pour ne constituer à la fin qu’une seule histoire, à la fois vérité et illusion.
Nouvelles vénitiennes est une réussite littéraire incontestable, aussi bien pour ceux qui ont encore à découvrir la Sérénissime que pour tous ceux qui croient la connaître.
Insensiblement
Alain Gerber
Fayard Editions
"A la libération, les GI’s répandus partout dans Paris n’ont qu’une question à la bouche : « Where is Django ? » Son parcours de musicien l’a essentiellement mené de Pigalle à Saint-Germain-des- Prés, mais certains enregistrements ont permis à sa renommée de franchir l’Atlantique. Sans doute ne manquait-il plus qu’une invitation de Duke Ellington pour le pousser à tenter sa chance au Nouveau Monde.Pourtant, Django Reinhardt n’a pas le profil d’un "invité". Il se veut rien moins que l’avenir du jazz. Non pas le énième célébrant de cette musique en perpétuel renouvellement. Il admire Duke, mais, au fond, ne se sent-il pas aussi grand que lui ? Ne sont-ils pas comme deux montagnes ? Or les montagnes ne se rencontrent pas.
L’aventure américaine est une telle déception que pendant un certain temps Django abandonne la musique pour se consacrer à la peinture. Mais il refuse de devenir un souvenir. Il rentre en Europe et reprend sa guitare.
Insensiblement est un morceau que Django Reinhardt a enregistré deux fois. La première lors de son séjour aux Etats-Unis. La deuxième en 1953, l’année de sa mort, alors qu’il vit à nouveau en France. Plus inspirée, plus épurée, d’une sublime beauté crépusculaire, cette seconde version est l’oeuvre d’un musicien au sommet de son art. Le parcours de ce morceau est à l’image de celui de l’artiste manouche, toujours là où on ne l’attend pas, même quand il est de retour chez lui."
Notre avis : un livre magnifique, une approche poétique et humaine, qui sonde l'homme à travers sa musique ... intérieure.
DÉTACHEMENT ARDU
David Rougerie
David Rougerie
pastels de couverture réalisés par MAXIME
"L'extrême des passions est niais à noter" :
certes, Stendhal mais pour ne pas crever parfois, il faut crier... même à l'écho
qui nous revient ! Non pas globalement désolidarisé de cette confession sur le
vif mais guéri désormais de son contenu, je livre ce livre, témoignage d'une
situation, celle de son intitulé.Se trouver acteur et spectateur dans le tourbillon de ses contradictions : elles se montreront à leur paroxysme jusqu'à l'avant-dernière-page, dégorgées une bonne fois pour toutes avant d'atteindre l'espérance d'un avenir plus serein.
Comme quoi, tout est possible... Et l'avenir, d'ailleurs, l'a bien démontré !
Ce second volume, contre-pied de "Deux miracles pour un seul à vivre" (sur les couples à plus de deux...), boucle l'oeuvre disons sentimentale.
LE CHANT DES GITANS
à la rencontre d'une culture dans le sud
Fernanda Eberstadt
" La tonalité mélancolique de son portrait sans concession des Gitans d'aujourd'hui
nous laisse avec l'impression apaisante que tout s'achève finalement sans ordre réel,
que toutes les existences sont plus ou moins confuses,
et que nous sommes tous, les uns et les autres, " des gens du voyage ". John Updike
(extrait de la préface)
A quelques dizaines de kilomètres de la Catalogne, Perpignan abrite la
plus grosse communauté gitane d'Europe occidentale, dont les origines
remontent au Moyen-Âge.
Fascinée par la musique et le chant des Gitans, Fernanda Eberstadt va, peu à peu, pénétrer dans l'intimité de plusieurs familles (dont celles du groupe Tekameli) et d'une communauté dont elle dresse le portrait à travers son histoire, ses traditions, sa culture et son quotidien.
A sa suite, nous parcourons les lieux de leur univers : ses églises, ses bars, ses arrière-cours qui abritent les combats de coqs clandestins, ses quartiers qui obéissent à leurs propres règles… Se dévoile ainsi, de manière extrêmement vivante, un monde écartelé entre les lois anciennes et les affres de la société de consommation. Un monde aux relations complexes et parfois difficiles avec l'extérieur.
Mais, les hommes et les femmes qui peuplent ce livre offrent le portrait dynamique et chaleureux d'une communauté aux prises, comme tant d'autres, avec les transitions rapides de notre époque.
Fascinée par la musique et le chant des Gitans, Fernanda Eberstadt va, peu à peu, pénétrer dans l'intimité de plusieurs familles (dont celles du groupe Tekameli) et d'une communauté dont elle dresse le portrait à travers son histoire, ses traditions, sa culture et son quotidien.
A sa suite, nous parcourons les lieux de leur univers : ses églises, ses bars, ses arrière-cours qui abritent les combats de coqs clandestins, ses quartiers qui obéissent à leurs propres règles… Se dévoile ainsi, de manière extrêmement vivante, un monde écartelé entre les lois anciennes et les affres de la société de consommation. Un monde aux relations complexes et parfois difficiles avec l'extérieur.
Mais, les hommes et les femmes qui peuplent ce livre offrent le portrait dynamique et chaleureux d'une communauté aux prises, comme tant d'autres, avec les transitions rapides de notre époque.


0 commentaires:
Enregistrer un commentaire